Dans de nombreuses constructions écologiques, nous avions les abris végétaux, les cabanes, les igloos... mais il y a aussi les éco-dômes de l'architecte américain Nader Khalili d'origine iranienne, qui après s'être distingué dans la conception de gratte-ciel, aux techniques de construction anti-sismiques, à imaginer ce genre d'habitations naturelles.
Khalili, soucieux du sort du milliard de sans-abris, propose de leur construire ses Eco-dômes, un abri en sacs de sable et terre réalisable partout, en peu de temps, avec peu de moyen.
Tout repose sur le principe de la forme arrondie, mais dit-il : “La forme en cube des maisons traditionnelles, celle qui bouche nos paysages, c'est l'idéal pour qu'un jour elles s'écroulent, tandis qu'un arc, s'il est bien construit, ne tombe jamais”.
« Le retour à la terre m'a semblé évident. Je n'ai rien inventé, toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir », dit cet architecte. Cette méthode, à la fois retour aux sources et empreinte de modernité, n'apparaît-elle pas comme un véritable message d'espoir ? Toutes ces maisons biodégradables en forme de cocon peuvent atteindre 34m² et accueillir des familles entières. Ces habitations s'adaptent grâce à l'ajout de voûtes, d'arcs, de coupoles, une façon d'améliorer son chez soi et de l'agrandir. Mais ce n'est pas tout puisque la technique Superadobe peut également permettre l'élaboration des silos, d'écoles ou encore de digues, de routes, de ponts ?
Evidemment, il y a un apport de technique de construction moderne, la base étant tout de même renforcée par du ciment léger. Naturellement, toute l'énergie intérieure est propre et recyclable : panneaux solaires ou éoliennes. Au total, une grande maison ne coûte que 90.000 dollars (environ 68.000 euros), la structure elle-même seulement 20.000 dollars, le reste, ce sont les fenêtres et les équipements ménagers et bien sûr la sueur de 3 personnes pendant une semaine.